vendredi 17 mars 2017

EVEIL PRINTANIER CHEZ MENG HAORAN 孟浩然

Photos MSG - non libres de droit - cliquer dessus pour  les agrandir

 春曉 - 孟浩然
 春眠不覺曉
 處處聞啼鳥
 夜來風雨聲
 花落知多少
 En attendant d'être en mesure de vous offrir une calligraphie de ce beau poème Tang, je me suis mise à sa traduction . Vous allez me dire que ce ne sont pas les traducteurs qui manquent ! beaucoup de personnes, et pas des moindres, on offert leur version....... Shi Bo - François Cheng - Xu Yuanshong - Bertrand Goujard - Marcel Fournet, et j'en passe........

Mais moi, je suis un peu têtue et j'aime chercher et prendre des risques...... et depuis le temps que je calligraphie ces beaux poèmes, je trouve  plus gratifiant  de manier cette langue "culturelle" que  le langage quotidien. Combien vaut cette tasse ? et cet éventail ci ? Où se trouve madame Yang demain après midi vers 17 heures ?....le chat est il enfermé dans le bureau ? ! FA_TI_GANT !

N'en déplaise à mes anciennes copines de cours, si elles passent encore par là, je leur dit que je les admire pour leur persévérance . Quant à moi, je préfère m'adonner à la culture,  n'en déplaise à Mr MAO. Voici donc le  résultat :

 Eveil Printanier - Meng Hao Ran

Dans la torpeur printanière, ne pas percevoir l’aube.
De toute part entendre chanter les oiseaux.......
Durant la nuit, aux bruits du vent et de la pluie,
Qui sait combien de fleurs seront tombées !
Traduction : Madina




Tous les enfants chinois apprennent cette oeuvre dès le plus jeune âge, un peu comme chez nous, nous étudions nos fables de La Fontaine.
Alors, avec eux, fêtons le printemps qui arrive  !

jeudi 9 mars 2017

C'EST L'HISTOIRE D'UN PETIT VASE CLOISONNÉ........


Chers visiteurs, ce petit vase m'attendait, je n'en doute pas : ce petit vase en cloisonné je l'ai  trouvé au Troc de L’ile, à Fontaine lès Dijon. Il réveille en moi de jolis souvenirs.

Je l’ai acheté à un prix dérisoire (6,90€). et  j’en ai presque honte quand je songe au travail 100% manuel qu’il a nécessité, depuis le martelage du contenant  de cuivre,  jusqu’à la finition de son décor .  

Admirables sont  la  patience et le soin apportés par les personnes qui pratiquent cet art. 
Après le martelage du contenant qui est en cuivre,  le collage des bandes de cuivre (cloisons) est la seconde étape. Ces éléments, innombrables, sont  découpés un à un,  avec une grande précision. Destinés, tout en isolant  les émaux, à souligner d’un fin tracé, - véritable  filigrane visuel - le contour des décors, ils sont incontournables. 
Cliquer sur les photos pour les agrandir

Evidemment, cette étape  demande une grande précision. Leur positionnement sur un dessin préalable permet de vérifier l’exactitude de la découpe avant de le poser sur l’objet avec un colle puissante. 


Puis c’est  l’émaillage avec des pipettes - autrefois des plumes -  que les émailleurs remplissent dans différents bols contenant les émaux d’oxydes métalliques  de couleurs variées.
Photos faites dans un atelier que j’ai visité entre Pékin et Badaling.

La cuisson se fait en plusieurs temps, car les émaux,  ne se cuisent pas tous à la même température,  de plus, ils doivent emplir totalement les alvéoles. C’est donc un travail très délicat.
 Pendant ces cuissons successives, 6 à 7 fois, dans le meilleur des cas, si l’on veut obtenir une pièce de grande qualité,  une sorte de chape percée de petits trous dirigés vers l’extérieur,  protège la pièce lors de chaque cuisson, afin qu’aucune cendre ne vienne coller à l’émail. 


Je ne pense pas que cela ait été pratiqué sur cet objet où l’on décèle quelques rares et minuscules scories, mais cela ne me dérange pas. 

Pour finir,  une fois refroidi, on polit le tout,  de façon à ce que la surface soit complètement lisse.
La finition se fait dans un bain d’or où passe un courant électrique afin de donner au métal  un brillant qui perdure ainsi qu’un bel aspect en harmonie avec les émaux. 
Vous pouvez découvrir des images des étapes de fabrication de cloisonné chinois sur le site de Chine-nouvelle. ainsi que les explications détaillées de la fabrication.

Court historique : La technique du cloisonné remonte à la plus haute antiquité.  Du pectoral égyptien de Ramsès II (Nouvel Empire) à l’aigle wisigoth (VIe s) en passant par les objets de culte romans sans oublier les pays orientaux, il semblerait qu’il soit apparu en Chine a l'époque Tang, venant d'Arabie.

mercredi 1 mars 2017

HUIZONG - ZHAO JI ET LE MYSTÈRE DE SON ECRITURE........



Ces magnifiques caractères signifient "perroquet". 
Ils figurent sur une peinture célèbre de Huizong.
yīng wǔ
Calligraphiés par 赵吉  Zhao Ji  (l’Empereur Huizong 徽宗皇帝 1082-1135), ils sont d’une virtuosité hallucinante.
J’ai lu quelque part des commentaires qui cherchaient à sous estimer le style de ce grand calligraphe,  le taxant de “maniérisme” pour l’un et “d’un manque de puissance expressive” pour un autre. En calligraphie, les styles de chaque Maitre diffèrent considérablement, c’est ce qui fait leur intérêt   et sans doute  celui-ci ne “plaisait-il” pas à ces détracteurs.
C'est vrai qu'il y a d'énormes différences de style entre les calligraphes, voir  ci-dessous, Wang Xizhi, le "Leonard" Chinois.
Wang Xizhi
document extrait de "Encres de Chine" de Shi Bo
On connait mieux le Kaishu (de “style  shoujin”) de ce Maitre que son style cursif car il  est utilisé dans les colophons* de toutes ses peintures.

Pourtant, si je regarde ces autres documents de Huizong, qui représentent  des extraits de son “étude des 1000 caractères*, en cursive, je n’ai pas l’impression du tout que cette calligraphie manque d'énergie, ni de puissance ! C’est plutôt, de mon humble avis, tout  le contraire...
extrait des 1000 caractères de Zhang Ji
                                                   

.... et je me demande : ces personnes ont elles déjà tenu un pinceau de calligraphie ?

L’éducation prodiguée aux scolaires de France, est trop basée sur la censure qu’apportent les notes.  Celles ci, et les critiques qui les accompagnent,  deviennent de véritables couperets vis a vis, par exemple, des oeuvres artistiques. 

Pour moi, je ne me permettrais pas de telles critiques  car tous ces Maitres sont fascinants. Ce que j’aime avant tout, en de ça du sens, ce sont ces vibrations, cette “vie” intense  que provoquent, sur le support, ces caractères tracés avec fermeté et maitrise.

Et puis, devant ces documents là, je me demande aussi quelle encre précieuse,  et quel pinceau 赵吉  Zhao Ji a pu utiliser . Pour le support il s'agit manifestement de soie. Pour le pinceau, s'agit-il de  poils de loutre, de martre, de  cheveux de nourrisson? de crêtes de coq? de cheval ? ou tout simplement de soies de porc entourées d’un merveilleux poil de chèvre à la fois hyper souple et cependant suffisamment nerveux pour réussir un trait si net, si incisif, si régulier ? 

Il est certain que le pinceau  devait être d’une qualité exceptionnelle.....
“Noblesse oblige” !
Perroquet :  peinture sur soie de Huizong et son colophon*.

*documents photographiés  dans le manuel “l’art de la calligraphie à travers les ages” édition China intercontinental press. 2009
et sur le site ARTWORK
* colophon note finale d'un manuscrit ou d'un incunable.

samedi 18 février 2017

少年游 : UN POEME SONG DE ZHOU BANGYAN QUI CELEBRE LI SHI SHI


C’est l’histoire d’un poème, un poème ci
Comme j’aimerais connaitre la musique sur laquelle il fut chanté. Sa lecture, à l’évidence, m’en évoque la mélodie.......
exercice personnel du dit poème.......

C’est une scène intime qui se déroule à l’époque des Song du Nord, entre Li SHI SHI, grande courtisane appréciée de l’Empereur Huisong, et un “invité”........ dont on ignore l’identité. Cet inconnu donne à ces vers une dimension universelle ....... 
Mille excuses pour le pinning, mais vous le trouverez facilement sur Chine nouvelle ou j'ai rassemblé ces caractères.

Je ne peux m’empêcher de penser que,  tel qu’il a été conçu, ce poème traversera les civilisations sans prendre une seule ride !
Sa structure, tellement proche de nos séquences audiovisuelles, nous fait découvrir un monde intimiste et raffiné.
Voici mon humble traduction :
Sur l’air du voyage d’un jeune adolescent -

少年游
shao4  Nian2  You2

 poésie de Zhou Bangyan - époque Song.

Lame de Bing claire comme l’eau
Sel de Wu à la pureté neigeuse
Des mains délicates partagent l’orange
Les tentures s'attiédissent
Tandis que le brûle parfum répand son odeur
Assis face à face jouons du sheng (orgue à bouche)
A voix basse, elle demande : "où allez vous passer la nuit ?
Aux murailles de la citadelle c’est déjà la 3ème veille !
Le cheval peut glisser sur le pavé givré.
Rester vaut mieux que partir !
Sincèrement, les passants sont rares....."


Le rythme des caractères, en même temps qu’il structure la scène, apporte la note musicale, d’une séquence qui pourrait être filmée. Voici comment je l'imagine. (voir doc ci dessous)

A- les 2 premiers vers de 4 caractères chacun campent le décor : d'un plan d'ensemble de la scène, on aboutit par unTravelling avant  sur la table où se prépare la "collation", et, où, on le verra plus loin, le brule parfum dispense ses effluves.
B- le troisième vers (de  5 caractères) :  par un  léger balayage de champ   découvre la courtisane en plan moyen  : on voit   Li Shi Shi  dont la “main de soie”   découpe l’orange * - Ce plan met en valeur la grâce de la courtisane.
C dans les trois vers suivants :  un court travelling arrière amène à un  Plan d'ensemble qui dévoile  plus largement le décor dans lequel  le duo " joue de l’orgue à bouche", dans la position assise.
D  Gros plan sur le visage de Li ShiShi  chuchottant à l'oreille de son partenaire, puis travelling arrière  sur   les deux personnages  :  la courtisane invite son invité à rester,  au travers d’ un monologue des plus consommé.(7 caractères, puis 5, 4, 4  et enfin 5)
... et là je vous laisser imaginer le plan final !

cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Musique du coeur, musique intime, musique de l’intimité....... 
Pour approcher la dimension poétique de cette, oeuvre, je pense qu’il  convient de se remémorer la contexte historique : c’est  le règne de l’empereur Huisong, empereur “artiste” - célèbre pour sa calligraphie précieuse de “style fin doré”, peintre, érudit, mais aussi si peu fait pour le gouvernement, puisqu’il conduira son empire à sa perte.
 Son règne est un creuset artistique. En 1105, il  charge l’auteur, Zhou Bangyan, de  retrouver des airs anciens tombés dans l’oubli, de les recenser, et parallèlement, de créer de nouvelles mélodies. On pense que c’est  Li Shi Shi, grande courtisane de l’époque, qui serait à l’origine de cette nomination. car elle était proche de Huisong. Il était donc parfaitement courtois que le poète renvoie “la politesse” en lui dédiant ce poème.

Notes :
J’ai lu  quelque part que le Sheng (orgue à bouche) cité dans le poème, évoquait pour les musiciens antiques chinois le phénix en position de repos, et les sons qu’il émet, le chant de cet oiseau........
 Enfin, si je reviens aux deux premiers vers qui ont du vous surprendre et où il est question de couteau, et de  sel...... j’ai lu  aussi quelque part que les Song du Nord mangeaient  les oranges salées et j’ai même trouvé quelques recettes de salades d’orange salées.......

samedi 11 février 2017

11 FEVRIER : FÊTE DES LANTERNES

11 février 2017 - illustration : calendrier provenant d'internet

Ce soir,   les familles asiatiques se réuniront  
pour célébrer la fête des Lanternes.
J’ai découvert que la cité médiévale de Provins était jumelée avec Pingyao  ! Et que, dans ce cadre, ces jours derniers, elle avait accroché, pour éclairer ses remparts, d’innombrables lanternes chinoises. Quelle belle idée !
J’en profite pour mettre ici deux photos que j’ai faites dans cette magnifique ville chinoise du Shanxi, classée au patrimoine mondial de l’humanité. Comme  j’aurais aimé y séjourner plus longtemps !.........


Pour ce qui est de la réponse à mon petit jeu, dans le post précédent, puisque nous sommes le jour  de la fête des lanternes, il s’agit du roman “ Jīn Píng Méi, 金瓶梅 , plus connu pour ses pages érotiques que pour le reste de son contenu. 
Ouvrage de bibliophilie - Club français du livre - collection privilège -  15 fevrier 1967 numéroté

Les héros principaux, Ximen Qing,  Lotus d'Or, et quelques autres  ne sont  peut être pas des personnages très recommandables,   mais je considère que c'est réduire cette oeuvre de n'en relater toujours que  cette seule facette.  Pour ma part, lorsqu’il m’arrive de temps en temps de l’ouvrir pour parcourir  quelques pages, je me régale toujours à  redécouvrir ce qu’était le quotidien de ces hommes et de ces femmes de l’époque Song,  la description de leurs vêtements, de leurs demeures,  leurs us,  et leurs coutumes.......
Des deux versions que j'ai, je préfère  celle du Club du livre, dont la traduction est plus "subtile", et l'extrait que  vous avez pu lire en provenait. 
L'autre version éditée par Folio sous le nom Jing Ping Mei (2 volumes) comporte d'innombrables références en fin de volume, ce qui est également très intéressant.

mercredi 8 février 2017

FETES DES LANTERNES...... 元宵节 yuánxiāojié

Je vous propose une devinette :
nous sommes tout près de la fin des fêtes du Nouvel an Chinois, 春节 , et donc de la fête des lanternes qui la clos (元宵节 yuánxiāojié)
J'ai un ouvrage dans lequel l'auteur  décrit l'animation de la foule ce jour là.
D'après cette petite lecture, que j'en ai extraite, sauriez vous retrouver le titre de l'un des plus célèbres roman Chinois ?

Une piste : l'action se passe à l'époque Song, mais l'auteur lui, est de l'époque Ming !
Le livre comporte environ 1600 pages dans sa version asiatique.

Bonne recherche.....


“Devant elles s’ouvrait le marché aux lanternes. Les nombreuses baraques étaient assaillies par une foule énorme qui s’y engouffrait des deux bouts de la rue des lions. Mais aussi, quel spectacle ! La beauté, la variété de ces splendides lanternes, dont un certain nombre étaient en vente dans les boutiques, d’autres fixées à des perches pour décorer la fête, d'autres, enfin, portées par la foule ! 
Ces dernières glissaient au-dessus de la masse des têtes comme des fleurs magiques ou comme d’immenses perles lumineuses !  On y voyait représentées toutes les espèces de fleurs, du lisse nénuphar à la pâle fleur de neige. Et quelles trouvailles, dans ces dessins qui s’inspiraient de l’homme et des animaux ! 

On y discernait les jeunes disciples de Confucius, poliment inclinés: des ménagères vertueuses, toute l‘histoire du bon vieil empereur Chen Noung ; des moines gras qui étalaient la plus basse cupidité sous leur calvitie de pleine lune. On voyait l’horrible vieux Tchoung Koueh, le sévère juge des enfers accouplé à de jolies filles,  le riche Liou Hao, le parangon de vertu, en train de dévorer ses joyaux tout en chevauchant un crapaud. On voyait les chameaux lourdement chargés, des lions argentés, des singes, des éléphants blancs qui passent sous la porte de la ville avec d’étranges trésors sur leur dos, des crabes myriapodes, des requins à gueule béante, des papillons d’argent, des salamandres bigarrées ; enfin toutes sortes de scènes extravagantes, comme les quatre disciples de Lao Tseu en train de proposer un livre secret de la drogue de cinabre, ou de paisibles villageois déguisés en guerriers farouches, si ce n’était pas au contraire de farouches tribus des confins du territoire  qui se muaient en paisibles colons tributaires.

“Toutes les classes de la société étaient représentées dans cette foule jusqu’aux petits jeunes gens nobles et blasés, qui piétinaient d’impatience lorsque la cohue les arrêtait, jusqu’aux patriciennes richement parées, accompagnées de leurs filles qui allaient s'abriter du tumulte en montant au premier étage d’une maison de thé, après avoir embelli le tableau par les splendides couleurs de leurs robes somptueuses.  
Rien ne manquait : ni le diseur de bonne aventure, qui s’offre à lire le destin des passants dans les nuages ou dans la disposition des constellations ; ni l’académicien déchu qui profite de tout piédestal pour raconter des histoires à la foule et pour chanter des chansons ; ni le moine qui travaille la cymbale de sa paume pour essayer d’attirer la foule, afin de l’édifier par des textes du Tripitaka ; ni le boulanger ambulant qui circule avec ses beignets de nouvel an ;  ni le vendeur de branches de pêchers artificielles ; ni rien enfin de ce qui peuple invariablement le marché du nouvel an.”
Je vous souhaite beaucoup de bonheur !

vendredi 27 janvier 2017

ANNÉE DU COQ DE FEU....... COQ , POÉSIE ET CAETERA......

Je travaillais récemment  sur un poème de Du Fu.
Il s'agissait d'une histoire de poulets......... qui aurait pu paraitre anodine, mais en y regardant de plus près ne l'était pas du tout :
La ballade des poulets attachés - Du Fu -
A ce propos, ce fut l'occasion pour moi de découvrir que plusieurs caractères pouvaient représenter ce volatil. Je demandais à mon cher "Mentor" s'il pouvait me montrer comment tracer ce superbe caractère en kaishu et en  xingshu, ce qu'il fit très courtoisement.
Aujourd'hui, c'est le nouvel an chinois et il se trouve que le caractère "Coq" est à l'honneur, puisque c'est l'année du coq de feu...... l'occasion aussi  de le tracer avec plaisir.....

Voici le  poème de Du Fu :
縛雞行

小奴縛雞向市賣
雞被縛急相喧爭
家中厭雞食蟲蟻
不知雞賣還遭烹
蟲雞於人何厚薄
chóng jī yú rén hé hòu báo 
吾叱奴人解其縛
雞蟲得失無了時
jī chóng dé shī wú liǎo shí
注目寒江倚山閣
Il s'agit d'un jeune domestique qui attache les poulets pour les vendre au marché. Ceux-ci se débattent et gloussent et Du Fu de dire : chez moi, on déteste que les poulets mangent insectes et fourmis, sans oublier qu'une fois vendus, ils seront (à leur tour) bouillis. Pourquoi donner plus d'importance aux uns qu'aux autres ? (vers et poulets) L'auteur donne alors au domestique l'ordre de les détacher. Et de conclure :
Préférer les poulets ou les insectes est  un dilemme sans issue.
S'appuyant au pavillon de l'ouest, il contemple la rivière froide.....

calligraphies Ma Di Na
Note : je me suis appuyée sur différentes traductions, pour vous raconter cette histoire, car la traduction de ce poème est assez ardue !